Lundi 27 Novembre

Ce midi, Yann a eu l’hôpital au téléphone, son état est stable et elle est en attente pour un scanner.

J’y vais en fin de journée.

Je rentre de l’hôpital à l’instant, ils nous l’avaient embarquée au scanner. Le temps qu’ils la réinstalle dans sa chambre…

Je vais la voir, elle m’a semblé fatiguée mais c’est normal puisqu’ils l’avait déplacée et passée à la machine.

Ce soir, Yann a eu l’hôpital au téléphone. Le résultat du scanner a mis en évidence qu’elle avait fait un AVC.

Il se réunissent en staff demain matin pour savoir quelle décision prendre car il faudrait pouvoir chasser le caillot en tenant compte du fait qu’elle fait une hémorragie.

Nous en saurons plus demain midi.

Dimanche 26 Novembre

Voila déjà une semaine que Joyce est à l’hôpital et que la maison est vide, heureusement ma grande fille est venue s’installer avec moi.

Le rapport est à la stabilité, rien de plus, ni dans un sens, ni dans l’autre.

Hier soir, j’ai eu un coup de blues, Margot était sortie et je ne trouvais personne dans la maison et j’avoue avoir eu des craintes et une bouffée d’angoisse.

Elle a eu des visites de ses amis, comme de plus en plus. C’est ce qu’il faut pour lui faire du bien.

Samedi 25 Novembre

Cet après midi, nous avons décidé d’aller la voir avec Margot.

Une fois rentré dans la chambre, je lui prends la main et je constate que sa pression intracrânienne se met à augmenter, je lui lâche la main et la pression diminue.

Je fais part de l’événement à son infirmier qui rentre dans la chambre.

Il me dit qu’elle était très sensible au toucher et que lui prodiguer les soins nécessitait beaucoup d’attention.

Je constate que ses mains sont très gonflées.

Elle a toujours été à fleur de peau.

Vendredi 24 Novembre

Aujourd’hui, Yann a appelé l’hôpital pour voir les nouvells.

Elle n’a pas aimé la diminution de la sédation et sa pression intracrânienne s’est mise à remonter.

Ils ont décidé de la remettre en coma profond pour qu’elle souffre le moins possible et essayer de faire en sorte que son état s’améliore.

Je n’ai pas eu le temps d’y aller mais je sais qu’elle a eu tout plein de visites.

Jeudi 23 Novembre

Aujourd’hui, Joyce a encore passé un scanner.

Elle va bien finir par nous creuser le trou de la sécu…

Yann a appelé vers 13h et son état était stable, aucun changement, ni dans un sens, ni dans l’autre.

Mercredi 22 Novembre

Yann a eu l’hôpital au téléphone, son état est stable et elle a repassé un scanner.

Je vais la voir en fin d’après-midi.

Sur le chemin vers l’hôpital, je m’arrête pour faire quelques courses et, au sortir du magasin, je reçois un appel de son médecin référent qui souhaite me faire part de son état et m’informer qu’elle a été incluse dans un protocole de recherche. Je lui confirme que j’arrive car il y a des choses dont il vaut mieux discuter en vis à vis.

Une fois arrivé à l’hôpital, après être allé la voir, je retrouve  son médecin et nous nous isolons dans une pièce.

Son médecin m’explique qu’ils envisagent de la faire remonter du coma en diminuant la sédation, tout en continuant de surveiller la pression intracrânienne.

Je lui pose alors deux questions : compte tenu de son arrêt cardiaque, ont-ils prévu des investigations du côté de son cœur ? Elle me répond que son rythme ayant retrouvé un peu de normalité, son cœur n’est pas la priorité et qu’ils ont choisi de se concentrer sur son cerveau.

Je lui demande aussi si ils ont une idée, même vague, de la ligne temporelle.

Je sais que dans l’état actuel des choses, cette question est extrêmement complexe mais nous avons tous besoin d’avoir une idée, même floue, du temps qui pourrait être nécessaire.

Sa réponse est la suivante : tout d’abord, l’objectif est de la faire remonter du coma le plus possible, jusqu’à une première étape que serait l’autonomie respiratoire, puis voir si elle reprend conscience en diminuant à nouveau la sédation. On parle alors de plusieurs semaines.

Une fois « l’autonomie » acquise, il serait alors possible de la transférer vers une unité spécialisée de rééducation à Garches où elle pourrait faire un séjour de plus d’un an en fonction de son état.

Ça laisse un peu de temps pour tout organiser.

Mardi 21 Novembre

Yann a appelé en fin de matinée pour avoir des nouvelles de l’opération.

Le médecin qui l’a opérée lui confirme que l’opération s’est bien déroulée, que l’hématome a été « nettoyé », que le capteur de pression est laissé en place pour voir les évolutions mais qu’elle avait fait un arrêt cardiaque immédiatement réanimé par l’infirmier qui était à son chevet et que son cœur battait extrêmement lentement (40 pulsations minutes) et qu’elle était très fatiguée.

L’après-midi, nous allons la voir et Clément nous rejoint pour passer un moment avec elle.

Elle est tranquille dans sa chambre et j’en profite pour lui dire tous les mots de soutien que vous lui envoyez.

Lundi 20 Novembre

Aujourd’hui, j’ai rendez-vous chez le médecin.

J’ai eu Yann au téléphone en fin de matinée pour savoir si j’avais des nouvelles.

En arrivant chez mon médecin, je reçois un appel de l’hôpital pour m’informer qu’ils allaient l’opérer car la pression intracrânienne augmentait de façon significative.

Cyrielle, la fille de son amie Lyse étant sur place m’indique que l’opération se fera en fin de soirée et qu’il y en avait pour environ deux heures et demi.

Je passe chercher ma fille qui a souhaité venir s’installer avec moi à Aulnay pour pas que je me retrouve seul dans la maison.

Dimanche 19 Novembre

Yann est monté ce matin de Besançon pour que nous puissions aller la voir.

Arrivés à l’hôpital, on nous demande d’attendre car elle devait repasser un scanner.

Une fois revenue du scanner nous avons enfin pu la voir. Toute froissée par sa chute.

Nous avons pu rencontrer un médecin qui nous a expliqué que le choc et le traumatisme étaient graves, qu’elle était arrivée dans un état de coma grave (8 sur l’échelle de Galsgow), qu’elle avait été place en coma profond (6) pour la soulager le plus possible. Que sa tension intracrânienne était mesurée en permanence et qui si cette dernière se mettait à augmenter fortement au cours des trois jours à venir, il seraient dans l’obligation de l’opérer et que sinon, ils procéderaient au « vidage » de l’hématome par un petit trou au bout d’un mois.

Il ne restait plus qu’à patienter en espérant le mieux.

Nous somme rentrés à la maison pour discuter et mettre en place les actions nécessaires pour la suite.

 

 

Samedi 18 Novembre…

Le 18 novembre, notre Joyce est tombée du haut de l’escalier du perron sans connaissance, plongeant la tête la première, heurtant violemment la dalle en béton.

En descendant de la chambre, je l’ai trouvée allongée par terre, inconsciente, sa tête posée au sol baignant dans une marre de sang.

Après avoir vérifié si elle respirait, j’ai appelé le SAMU et l’ai recouverte d’une couverture sans savoir depuis combien de temps elle gisait là inanimée.

Les pompiers étaient là 10 minutes plus tard, le SAMU 5 minutes après.

Les pompiers l’ont installée dans l’ambulance du SAMU où elle a été intubée et ventilée immédiatement.

L’ambulancier est venu pour me dire que son état était grave, tant le coma dans lequel elle était que l’importance du traumatisme et que le médecin du SAMU allait venir me voir pour faire le point et me dire ce qui allait se passer dans l’immédiat.

Il est venu au bout d’une heure et quart pour me dire qu’ils avaient une place pour elle à l’hôpital Beaujon où elle allait passer un scanner avant d’être prise en charge en réanimation.

Yann a appelé vers minuit pour avoir des informations et le médecin qui s’est occupé d’elle à son arrivée lui a dit qu’elle avait été plongée dans un coma profond et que sa pression intracrânienne était mesurée en permanence pour voir si elle augmentait ce qui déclencherait l’opération en cas d’augmentation trop forte.