Mercredi 27 Décembre

Nous sommes allé la voir cet après-midi et en avons profité pour signer son bon de permission pour demain de 10h à 16h.

Elle a vu beaucoup de monde aujourd’hui et nous a appelé en fin de journée en demandant  que les visites se réduisent un peu.

Compte tenu de son emploi du temps entre kiné, ergo et neuropsy, elle fatigue beaucoup et a besoin de se reposer le plus possible.

 

Mardi 26 Décembre

Nous sommes allé la voir en début d’après-midi.

Aucun rendez-vous n’avait été pris avec son médecin, contrairement à ce qu’elle nous avait annoncé, mais Yann a pu quand même la voir et faire le point avec elle.

Comme il est à Paris jusqu’à jeudi après-midi, nous allons, avec l’accord de son médecin, tenter une permission de sortie jeudi entre 10h00 et 14h00 dans le cadre d’un test à visée thérapeutique.

Bon, son menu du déjeuner est déjà prêt : patates cancoillotte au savagnin, saucisse de Morteau et salade, avec un petit (tout petit) coup de blanc.

Sinon, Bernard et Martine sont passés la voir et j’ai l’impression qu’ils ont chanté des chansons qui ne sont pas piquées des hannetons. Elle était super contente de les avoir vus.

 

Lundi 25 Décembre

Yann est arrivé cet après-midi et nous sommes allé la voir.

Elle va plutôt bien et était contente de voir son petit frère.

Nous sommes resté environ une heure car au bout d’un certain temps elle commence à fatiguer.

Demain, nous y allons en début d’après-midi afin de voir son médecin et de faire le point ensemble sur les prochaines étapes.

Dimanche 24 Décembre

Un joyeux Noël à toutes et à tous.

Je vais à la clinique du Bourget pour lui donner un ordinateur et son casque audio.

Je la trouve en grande forme, le travail des kinés faisant son oeuvre.

Bon, d’accord, elle fatigue toujours un peu mais elle a retrouvé le sourire.

Bientôt, ce sera à son tour de mettre des petits mots sur le blog.

Samedi 23 Décembre

Bon, j’ai pris un peu de retard mais c’est pas très grave.

Son état de santé s’améliore de jour en jour. Simplement, elle est fatigable et c’est le point qui nécessitera certainement le plus de temps mais vu d’où on vient, on va quand même pas se plaindre.

 

Vendredi 22 Décembre

Aujourd’hui, je suis allé lui livrer du café, du vrai café, fait avec la cafetière de la maison… Parfumé noisette, c’est son préféré.

Je l’ai eu ce matin au téléphone et elle se plaignait que le café du matin était juste imbuvable… Alors, le plus simple, livrer un petit thermos de café bien frais.

Quand je suis arrivé, Nathalie, Denis et Clément étaient avec elle. Elle était souriante et papotait joyeusement. Contente de pouvoir prendre un café.

Elle exprimait le fait que bien qu’ayant l’impression de ne rien faire durant ses séances de kiné, elle était très fatiguée après.

Et puis qu’elle avait hâte de revoir son chat et sa maison.

Yann arrive le 25 et l’objectif de la semaine prochaine sera d’avoir un rendez-vous avec son médecin, son neuropsy et son ergothérapeute pour mettre en place le programme pour les semaines à venir, et savoir à partir de quand, et sous quelles conditions il sera possible de lui accorder une permission.

Jeudi 21 Décembre

Et voilà, c’est aujourd’hui l’hiver.

Je pars à la clinique du Bourget mais j’arrive trop tard pour assister à la rééducation.

Elle m’attend dans le hall devant l’entrée.

Aujourd’hui, le moral est à l’opposé, rien ne va, elle veut partir ce soir, signer sa feuille, marre d’être infantilisée dans une chambre où il fait trop chaud et qu’on ne peut pas aérer, ni ouvrir la fenêtre…

Et nous avons rencontré Philippe son neuropsy qui lui a expliqué qu’il faut un temps pour tout et que pour l’instant il n’était pas raisonnable d’imaginer passer ne serait-ce qu’une permission à la maison. Mais que ça viendrait en temps et en heure et que d’abord, il faut voir avec l’ergothérapeute, la kiné, le médecin… et sécuriser ce qui doit l’être…

En ce moment, elle est dans la négociation pour rentrer …

Avec l’accord du neuropsy, je lui ai laissé son téléphone, il pense qu’il ne faut pas hésiter à stimuler. Le seul risque me dit-il est qu’elle n’arrête pas de m’appeler… Je confirme 😉

De toute façon, elle a bien réussi à me faire appeler par tous les téléphones possibles…

Nicole vient de partir, et Joyce vient de m’appeler pour me dire que les visites la fatiguaient un peu beaucoup.

Donc, piqûre de rappel : quand vous allez la voir, soyez attentifs à ne pas la bombarder de questions, certains épisodes de son aventure n’ont pas encore été assimilés.

Elle est toujours fragile et a encore besoin de temps pour retrouver le maximum de ses capacités antérieures.

Il va y avoir encore pas mal de hauts et de bas jusqu’à ce que les hauts deviennent majoritaires et les bas un lointain souvenir.

Mercredi 20 Décembre

En voilà une journée bien chargée…

Après être allé lui faire des courses pour son équipement sportif : jogging, baskets, t-shirts… et pour son confort : chaussons, chemises de nuit, un plaid tout doux… Je suis allé la voir à la clinique du Bourget.

Clément et son père avaient déjà passé une partie de l’après-midi avec elle.

Arrivé sur le parking mon téléphone qui sonne : c’était elle qui voulait savoir où j’en étais.

Je lui dit que j’arrivais de suite et elle me répond je t’attends chambre 108, 1er étage.

Je prends l’ascenseur avec sa valise pleine de nouveautés et quand j’arrive dans le couloir au 1er elle vient à ma rencontre en disant : regarde, je marche sans me tenir et je ne bascule pas en arrière…

Puis dans sa chambre, je déballe les quelques nouveautés que Margot m’a aidé à choisir, le plaid lui plait de suite pour se rouler dedans, sa nouvelle chemise de nuit est enfilée immédiatement quant aux ballerines en doudou, elles trouvent leur place naturelle au bout de ses pieds.

Elle me demande de lui appeler Margot pour la remercier car elle est touchée.

Elle entame son repas et me dis que c’est pas bon mais qu’elle a besoin de prendre des forces.

Et puis on discute un peu beaucoup du fait qu’elle n’avait pas été très sympa ces derniers jours mais qu’elle avait beaucoup de mal à vivre ces changements et que le comportement de certains personnels frisaient l’inhumain.

Je lui fait remarquer que son élocution est sacrément meilleure de jour en jour.

Elle me dit que sa kiné est super et que son neuropsy l’a rassurée sur le fait qu’elle retrouverait une vie identique à celle qu’elle vivait avant (ce qui est son angoisse me dit-elle) et qu’elle pourrait refaire de la moto et aussi du ski mais là, avec un casque obligatoire…

Elle me demande aussi de penser à lui apporter son eau de toilette, son portable, son micro-ordinateur.

Et puis elle me dit, je te raccompagne jusqu’en bas.

On prend l’ascenseur, elle va papoter avec le vigile et avec la dame de l’accueil…

Je la prends en photo devant le sapin avec une de ses infirmières favorite…

Et elle me raccompagne dehors avant que je ne la laisse à l’ascenseur.

Demain j’y serai pour 13h30 sa séance de kiné et je verrai son neuropsy après.

Sur le chemin du retour, je me suis arrêté à sa moto-école pour donner des nouvelles. Marco m’a ouvert et ils sont tous derrière elle.

 

Mardi 19 Décembre

Je sens que cette journée ne va pas être simple…

D’abord, beaucoup d’administratif, essayer de récupérer sa carte vitale, je ne parle même pas de son dossier médical qui aurait du être « posté » avec elle, ni de ses vêtements…

Trouver son assurance sur son crédit car un courrier de son organisme de crédit me dit… Veuillez vous mettre en rapport avec l’organisme assureur, remplir le document MDPH, envoyer les avis de situation à la CPAM, à ses employeurs, appeler sa mutuelle pour savoir si elle a droit à une chambre seule… Et pour finir, retourner au Bourget pour finaliser son inscription.

Et je mets quoi dans sa valise ? Et qu’ont-ils prévu pour elle…

Bon, j’ai pris les choses une après l’autre et après avoir contacté sa mutuelle qui lui accorde 90 jours à 30€ pour chambre seule, je suis retourné au Bourget avec toutes les pièces qui manquaient hier.

J’ai été reçu avec gentillesse (ça fait du bien) et j’ai rencontré une de ses infirmière attitrée à qui j’ai demandé de me faire une liste de ce qu’il faudrait lui apporter en complément de sa petite valise.

J’en ai profité pour lui demander dans quel état elle se trouvait, elle m’a confirmé qu’elle était agitée. Nous avons donc convenu que je ne monterai pas la voir dans sa chambre pour ne pas déclencher de crise supplémentaire et que j’attendrai dans le hall d’entrée qu’elle revienne avec une liste détaillée.

A peine dans le hall, la voila qui sort de l’ascenseur en fauteuil roulant qu’elle pousse devant elle. Contente de me voir, elle me demande de la pousser jusqu’au plateau technique où elle me dit qu’elle a rendez-vous demain. Sur le chemin, elle salue tout le monde, en me disant « tu vois, je suis connue ici »

Et elle me demande de la ramener dans sa chambre. Sur le chemin du retour, on croise une des ses infirmière avec qui elle me dit qu’elles étaient au Burkina ensemble hier soir.

Une fois dans sa chambre, la crise commence « je veux rentrer », « je veux voir mon chat », « le médecin a donné son accord selon un protocole thérapeutique »… « de toute façon, tu as tout manigancé pour me faire enfermer, tu es un salaud, et si tu n’est pas là le soir c’est parce que tu es avec une autre… Ils me l’ont dit à Avicennes ».

Elle me demande où sont les clés de la maison, je lui répond à la maison. Elle me dit que nous avons deux maisons : Aulnay et le Blanc Mesnil… Et de prendre sa valise et de partir prendre l’ascenseur.

Au rez-de chaussée, une négociation difficile pour qu’elle ne sorte pas, elle est très agressive et menace de frapper les personnes qui la prennent par la main pour la maintenir…

J’arrive quand même à m’éclipser avec la liste pour la future valise et je rentre.

Ces journées sont épuisantes.

 

Lundi 18 Décembre

Voici venu le jour du déménagement.

En route pour le Bourget.

Toutes ces infos grâce à son assistante sociale mais toujours pas de nouvelles de son médecin/chirurgien référent.

Donc, impossible de savoir où en est son caillot, quel est son état de santé et quelles sont les zones endommagées, pourquoi tous ces boutons… Y’a vraiment des choses qui déconnent.

Je suis allé au Bourget. D’abord, il y a les formalités administratives : Beaujon n’a pas fait la demande de 100%, ils ont conservé sa carte vitale, elle est en chambre seule mais on ne sait pas si sa mutuelle prend en charge et je suis venu sans sa carte d’identité ni chèque pour la caution.

Je rencontre le médecin qui sera en charge d’elle et là, elle n’a aucune information… Pas de transmission du dossier. Donc, je lui refait l’histoire et lui prédit des moments difficiles. Ils commencent à me les briser menu menu à Beaujon !

Au passage, je lui ai appelé Clément car elle a lu dans le cahier qu’elle l’avait engueulé (en plus elle lit) et voulait s’excuser.

Clément, ce genre de chose, je ne le referai plus car le contre-coup est énorme et elle me le fait payer extrêmement cher.

Mais soudain les choses changent, quand je reviens d’avoir discuté avec son médecin, elle me dit qu’elle s’étaient mises d’accord et qu’elle pouvait rentrer à la maison. Et de faire sa valise…

A près m’être fait pourrir car je lui disais non, je décide de partir et elle me suit dans le couloir avec sa valise.

Je suis rentré à la maison et je viens de recevoir un appel de son médecin me disant qu’elle souhaitait fuguer. Elle me la passe pour que je la rassure et elle me dit qu’elle s’est mise d’accord avec le psychologue, qu’elle prend un taxi et qu’elle arrive… Et elle raccroche avant que j’ai pu émettre un quelconque son.

Je pense qu’ils ne sont pas sortis de l’auberge avec elle, d’autant qu’elle arrive à donner le change alors que son discours est incohérent.